Myanmar : la CSI appelle à une action internationale urgente après cinq ans de régime militaire

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Cinq ans après le coup d’État militaire du 1er février 2021, la population du Myanmar est victime d’un régime brutal qui doit faire l’objet d’une action internationale soutenue visant à rétablir la démocratie. L’inaction persistante est synonyme de complicité avec la répression et la violence.

« À l’occasion de ce triste anniversaire, la CSI réaffirme sa solidarité indéfectible avec la population du Myanmar et ses syndicats dans leur lutte courageuse pour la démocratie, la paix et la dignité face à une cruauté organisée et implacable. Il ne peut y avoir d’excuse à l’inaction des entreprises et des gouvernements. »Luc Triangle, secrétaire général de la CSI

La récente tentative de l’armée de procéder à de prétendues « élections » dans certaines régions n’était qu’une mascarade, organisée dans un contexte de peur, de coercition et de violence. Au cours des cinq dernières années, l’ampleur des atrocités n’a cessé de croître :

  • plus de 6 000 civils, militants et syndicalistes ont été tués ou exécutés ;
  • quelque 30 000 personnes ont été arbitrairement arrêtées ou détenues ;
  • plus de 3,5 millions de personnes ont été déplacées de force ;
  • le travail forcé est largement répandu, y compris dans les zones industrielles ;
  • les militaires continuent de dépendre des chaînes d’approvisionnement internationales, du kérosène, des réseaux illicites de flux financiers et de fraude.

« Cinq ans plus tard, la normalisation du régime militaire ne peut être acceptée. Les gouvernements, les entreprises et les organisations internationales doivent pleinement mettre en œuvre les mesures recommandées au titre de l’article 33 de la Constitution de l’OIT. Cela suppose de mettre fin à toute relation susceptible de permettre la perpétuation d’actes de violence par la junte, notamment par la fourniture d’équipements militaires, y compris de kérosène, ou par la libre circulation de fonds. La voie vers l’élimination du travail forcé et le rétablissement des droits fondamentaux est résolument tracée et doit être suivie », a ajouté Luc Triangle.

Cinq ans plus tard, le silence et l’inaction ne sont pas des options. La CSI appelle la communauté internationale à agir de manière décisive et à être solidaire de la population et de la Confederation of Trade Unions Myanmar (CTUM) jusqu’à ce que la démocratie soit rétablie.

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