Alors que nous célébrons, en ce 29 octobre, la Journée internationale des soins et de l’assistance, les syndicats démontrent que l’organisation, la négociation collective et le plaidoyer sont à même de transformer les systèmes de soins, d’améliorer la vie des travailleuses et des travailleurs des soins et d’élargir l’accès à des soins de santé de qualité pour toutes et tous.
En partenariat avec des organisations féministes et des mouvements sociaux progressistes, les syndicats ont obtenu la reconnaissance par les Nations unies de cette nouvelle Journée internationale et poursuivent leurs efforts pour mettre en place une économie des soins fondée sur les droits.
« Les soins constituent la base de nos sociétés et de nos économies, pourtant le travail de soins reste sous-évalué, sous-rémunéré et exercé de manière disproportionnée par les femmes. Partout dans le monde, nos affiliés syndicaux démontrent qu’un autre modèle est possible : un modèle qui reconnaisse les soins comme un bien public, crée des emplois décents, renforce les droits du travail et promeuve l’égalité des genres. »Luc Triangle, secrétaire général de la CSI
Cette année, la page Internet de la CSI consacrée à la Journée internationale des soins et de l’assistance revient sur une série de victoires syndicales remportées aux quatre coins du monde.
Grâce à la négociation collective, au dialogue social, à l’organisation et à des campagnes soutenues, les syndicats ont :
- obtenu des augmentations salariales significatives pour des centaines de milliers de travailleuses et travailleurs des soins.
- élargi les protections dont bénéficient les travailleuses et travailleurs domestiques et les soignants.
- renforcé la protection sociale.
- influencé le développement de systèmes et de politiques de soins au niveau national.
- obtenu une augmentation des investissements publics dans les services de soins.
Les syndicats ont également facilité la ratification et la mise en œuvre des normes internationales du travail, encouragé la mise en place de mécanismes de rémunération équitable et organisé les travailleuses et travailleurs exposés aux situations les plus précaires.
Luc Triangle a ajouté : « Ces avancées améliorent les conditions de vie de millions de travailleuses et de travailleurs, ainsi que celles des personnes qui dépendent des services de soins, tout en contribuant à bâtir des sociétés plus inclusives, plus équitables et plus résilientes. Des systèmes publics solides dans le domaine du soin sont source d’emplois de qualité, réduisent les inégalités, favorisent la participation économique des femmes et garantissent la dignité tant des personnes qui dispensent ces soins que de celles qui en bénéficient. »
La résolution de l’OIT de 2024 concernant le travail décent et l’économie du soin a réaffirmé la nécessité urgente de promouvoir le travail décent dans ce secteur et de garantir l’accès universel aux soins. Les syndicats s’efforcent de traduire cet engagement en améliorations concrètes pour les travailleuses, les travailleurs et les collectivités partout dans le monde.
Les gouvernements doivent accroître les investissements publics dans les systèmes de soins universels, reconnaître et redistribuer le travail de soin non rémunéré, garantir les droits des travailleurs et la négociation collective pour l’ensemble des personnes travaillant dans ce secteur, et veiller à ce que les politiques en matière de soins soient élaborées dans le cadre d’un dialogue social avec les syndicats et ce, avec la pleine participation des personnes directement concernées, à savoir les travailleuses et les travailleurs des soins elles et eux-mêmes.
